Quand les animaux la ferment


Les 20 et 21 avril dernier, le théâtre de Ségure a accueilli la compagnie Mi Do Kpo, dont l’un des nombreux mérites est d’être composée en grande partie d’éléments habitant la région.

Une compagnie amateur pas comme les autres, puisqu’au lieu d’interpréter tranquillement quelque grand succès du répertoire, elle s’est courageusement mise à l’assaut d’un monument : le roman de George Orwell, la ferme des animaux, ici réinventé sous le titre de quand les animaux la ferment. Quelle étrange ferme en effet que ce rassemblement mi-hommes mi-bêtes recevant la visite d’une organisatrice décidée à mettre un peu d’ordre humain dans le fatras animalier…

Elle n’y parviendra pas, les réticences sont trop fortes, les usages trop ancrés, les croyances trop profondes, nos animaux veulent rester dans leur monde. On s’éloigne alors de la critique du système soviétique narré par Orwell en 1945 pour s’intéresser plus aux caractères, à ce qui fait l’essence même de l’espèce humaine.

Un théâtre scandé par la musique de Pink Floyd, avec peu de mots finalement, mais beaucoup d’affrontements cependant, où le fantastique, l’effet miroir, le surréalisme et l’allégorie tiennent toute leur place, ce dont on ne peut que féliciter metteuse en scène et acteurs, tant il est vrai que le théâtre est utile lorsqu’il fait entendre une autre musique que le ronronnement ambiant.

Bravo à Noémi Lodygensky et à sa troupe qui ont fait le plein à Ségure avant de se séparer, Noémi et son mari, habile régisseur de la troupe, étant appelés vers d’autres contrées.


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