APERO-THEÂTRE en 3 sketches
- il y a 18 heures
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1 - Bernard et Geneviève, texte de Frédéric Sabron
Avec Martine Vie et Vincent Witz
Quand le ton monte…

Assis chacun à bonne distance géographique l’un de l’autre, l’oeil rivé sur leur ordinateur respectif ouvert, un couple échange les infos domestiques du jour. Bernard : « Mon amour, je n’ai pas trouvé le sucre pour mon café. Où l’as-tu encore caché ? ». Geneviève : « Je travaille, je ne peux pas penser à tout ! ».

Le ton est amène… au début… Puis l’on entre assez vite dans un dialogue plus intime, teinté de griefs à peine déguisés… B : « Mon dernier souvenir sexuel avec toi remonte à la Bourboule ».
G : « Trésor de ma vie, je te rappelle que c’est mon plein temps qui fait tourner la baraque ! ». B : »C’est mon indispensable oxygène ! ». G : « Tu es le plus mauvais coup que je connaisse depuis Bernadette Soubirou ! ». B : « Déesse de mes jours, je viens d’apprendre que tu avais couché avec toute ta boîte ! ». G : Mon idolâtre, je te rappelle que nous sommes en séparation de biens ». B : « Ma Douceur, je te laisse la maison et la Mercedes, je prends les enfants ». G : « Ce ne sont pas tes enfants, mais ceux du pharmacien »… Bernard n’est plus joignable à l’adresse indiquée…
2 - L’homme qui regardait ses pieds
Avec Sylviane Decay, Martine Vie et Vincent Witz
Lors d’une répétition d’un spectacle à venir, la metteuse en scène, insatisfaite, réprimande vertement ses deux comédiens, dans le but d’améliorer leur jeu, qu’elle estime, pour l’heure, inregardable… « Mais enfin, Vincent, pourquoi hurler ? Le spectateur doit comprendre tout ça ? ».
« Je regarde mes pieds », lui rétorque-t’il. En fait, ce qui l’intéresse, Vincent, ce n’est pas tant la pièce, mais d’embrasser goulument sa partenaire sur la bouche… Lorsqu’il parvient enfin à s’en approcher, il a droit à un violent refus de cette dernière, qui le repousse sans ménagement, avant de quitter la scène, furieuse.
Son ultime tentative sera vaine : « C’est fini ? Vous voulez prendre un Porto ? ». La belle a disparu…

3 - La surprise des Cheffes
Avec l’équipe de cuisine au grand complet
Sur l’air de « tagada tagada tata », l’indispensable « cheville ouvrière » féminine du festival, fidèle parmi les fidèles, qui nous régale chaque année de délicieux repas confectionnés par leurs soins, nous a réservé une bien jolie surprise : louches et casseroles en mains, elles ont entonné ce chant joyeux avec un entrain magnifique. Paroles de leur fait, adaptées à la circonstance, elles ne pouvaient qu’entraîner toute la Cour de l’Ecole à entrer dans leur ronde. Applaudissements nourris et en rythme ont salué leur performance. Irrésistible équipe, merci !
Cette pause festivalière d’une demi-heure avant le repas du soir , si chère aux Compagnons de Ségure, est devenue au fil des ans un incontournable rendez-vous. Prenant place entre deux spectacles « officiels », ces « apéros-théâtre » sont l’occasion de donner libre cours à l’imagination des membres de cette petite communauté engagée dans la défense du spectacle vivant, en l’occurrence et plus précisément ici, en milieu rural.

Véronique Blin
Photos: Marie-Laure Chevalier et Pierre Richard




















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